Aujourd’hui, soixante ans après la Shoah, le public témoigne un intérêt particulier pour ses victimes mais aussi pour ses rescapés. La correspondance contenue dans le présent ouvrage est en quelque sorte aussi une rescapée : elle a survécu à la guerre et aux persécutions des juifs. Datant de l’année 1938, elle se fait l’écho de la vie d’un shtetl polonais et, plus particulièrement, au sein de la plus grande yéchiva européenne de l’époque, avec le retentissement plus ou moins direct des méfaits du nazisme et de l’antisémitisme polonais.