|
Rue des rosiers
Jeanne Brody
Une autre manière d’être juif
Le 16 juillet 1942, les 165 enfants de l’école primaire des Hospitalières-Saint-Gervais furent arrêtés et déportés.Chaque année une cérémonie commémorative conjure l’oubli. Le quartier de la rue des Rosiers vit au ryth-me de la mémoire, il est habité par l’Histoire. Haut lieu de l’immigration juive dès le XIXe siècle, la quartier n’a cessé de se transformer. Polonais, Russes, Roumains, puis Algériens, Tunisiens, Marocains... Chaque communauté a marqué le lieu de sa langue, de sa culture, de ses rites, de son judaïsme spécifique. Cette réappropriation constante de l’espace a conféré au quartier une identité dynamique qui a permis à chaque groupe de s’intégrer et de se modifier au contact des autres. Dans ces cinq rues du cœur de Paris, on échappe au temps et à l’anonymat urbain : le passé résonne dans un présent ou quartier et com-munauté ne font qu’un.
(prix public 89f)
|