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Responsable... Oui - Coupable, Non !
Jacques Folk
Le judaïsme est d’abord une séparation. Etre juif cela signifie “être séparé”. Dieu se retire, afin que le monde puisse advenir. C’est dans cette séparation que se situe la blessure vivifiante, créatrice. L’auteur précise cette séparation. Dieu souligne-t-il est au-delà de toute morale, au-delà du bien et du mal. Il est tout simplement. Il ne s’agit pas de fusionner mais de se séparer sans cesse afin qu’advienne la Parole. Celle-ci ne naîtra que dans le vide de Dieu, dans son absence, dans son retrait. Dieu est ailleurs, mais c’est en tout état de cause dans le mouvement, dans le désir, dans l’énergie, que nous pourrons sans doute l’appréhender au plus près... avant qu’il ne se retire une nouvelle fois dans sa propre question. C’est toujours ailleurs que nous le chercherons, et tendrons la main désespérément vers Lui. C’est dans cet interstice que bat le cœur de la Création, douloureusement.
à travers de très nombreuses agadot du Talmud, classées par thèmes, l’auteur - né en pologne en 1914 et étudiant au séminaire rabbinique de la rue Vauquelin à Paris pendant de longues années - nous livre ses remarques empreintes de poésie, de réflexion et marquées par l’épreuve de la Shoah, sur ces passages merveilleux et parfois sybbilins du Talmud. La précision avec laquelle ses Agadot sont rapportées, la juxtaposition du texte original et de sa scrupuleuse traduction en français et la présence des références des passages citées, font de cet ouvrage, à l’instar des plus grands, une véritable anthologie du Talmud et de ses récits.
(prix public: 295f)
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