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Mon épée et mon arc
Rav Chaoul Rubin
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Dans les générations passées, chacun se répandait en prières qui émanaient des profondeurs de son être. Nos mères également, bien que la plupart d'entre elles ne saisissent guère la signification des mots qu'elles prononçaient, adressaient à Hachem des implorations et des chapitres de Tehilim dont elles accompagnaient la montée vers le Trône céleste de pureté de coeur et de larmes nombreuses.
Tout cela malheureusement nous fait aujourd'hui défaut. L'homme n'investit plus son intérêt et sa curiosité que dans le monde extérieur. Ce qui lui est le plus proche ne suscite plus aucune attention de sa part.
Bien plus : nous sommes nombreux à étudier la Tora, à parler la langue sacrée et â comprendre le sens des mots
que nous prononçons. Mais cela n'a pas empêché la situation et le mode de vie actuels de nous priver de cette chaleur intérieure et de cet épanchement du coeur.
Voilà pourquoi il était temps d'agir "à contre-courant", à savoir par une réflexion approfondie et intériorisée des mots de la tefila, afin de retrouver cette sensibilité perdue, l'intériorité de l'attachement à Dieu, ainsi qu'il est écrit (Eikha 3, 41) : "Portons notre coeur sur nos paumes, vers Qel qui est dans les cieux !" Le roi David s'exclame (Tehitim 109, 4) : "Je suis prière !", ce qui signifie qu'il était concentré et lié à elle au point qu :elle formait une part de son être - lui et la tefila n'étaient qu'une seule et même entité.
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