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Haggada de Pessah
Rav Haim Dynovisz
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Haggada
« Haggada » vient du verbe léhaguid, « raconter » ; le soir du Séder, nous racontons à nos enfants, à notre famille, à nos amis et à tout Israël, notre sortie d’Egypte et notre propre libération.
Cependant, la traduction exacte de ce mot est « raconter avec force » ou plus exactement « transmettre des forces ». En effet, d’après l’explication de nos Maîtres, léhaguid, relié à guid, « un nerf », évoque des paroles « dures » comme des nerfs (d'acier !). Ainsi il est écrit (Psaumes 111,6) : « Dieu a raconté avec force (higuid) à Son peuple Ses œuvres puissantes ».
Nous pouvons raconter l’histoire en nous sentant aussi peu concernés que par « nos ancêtres les Gaulois… » ou, au contraire, en la vivant personnellement comme si nous en étions les principaux acteurs. L’auteur de la Haggada proclame : « A chaque génération, chacun doit se considérer comme étant lui-même sorti d’Egypte ». Puisqu’il s’agit de notre propre histoire – et pas seulement de celle de nos ancêtres – nous pouvons la raconter avec force et, surtout, transmettre des forces à ceux qui nous écoutent.
Le mot Haggada a donc deux connotations importantes : nous sentir concernés par la sortie d’Egypte et transmettre des forces à notre entourage grâce au récit de notre libération.
(Edition Bilingue, commentée par le Rav Dynovisz)
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